ACCUEIL

Consignes aux
auteurs et coordonnateurs
Nos règles d'éthique
Autres revues >>

Sciences des Aliments

0240-8813
parution suspendue
An international journal of food science and technology
 

 ARTICLE VOL 24/4 - 2004  - pp.289-306  - doi:10.3166/sda.24.289-306
TITRE
Une comparaison entre deux formes de l'épreuve par paire : la forme hédonique et la forme non hédonique

TITLE
A comparison between two forms of paired comparison test: the hedonic form and the non hedonic form

RÉSUMÉ

Au cours des dernières années, quelques auteurs ont montré qu'une épreuve sensorielle impliquant la préférence des sujets pouvait se montrer extrêmement efficace pour mettre en évidence l'existence de différences sensorielles entre deux produits. La raison pourrait en être que la préférence correspond à une activité spontanée et quotidienne des sujets. Afin d'étu­ Ingénierie moléculaire et sensorielle de l'aliment ­ Ensbana­Université de Bourgogne ­ 1, esplanade Erasme ­ Campus universitaire, 21000 Dijon, France. dier la validité de cette hypothèse, nous avons mis en place une expérimentation permettant de comparer les résultats d'une épreuve de comparaison par paire mettant en jeu une préférence avec les résultats d'une épreuve de comparaison par paire mettant en jeu une évaluation d'intensité. Cette étude a été effectuée par flairage sur deux couples de vins (cépage Chardonnay) avec trois groupes de sujets. Le premier groupe (24 sujets) a réalisé uniquement des épreuves de préférence (40 épreuves pour chaque couple de vins avec un seul couple de vins présenté au cours d'une séance) ; le second groupe (24 sujets) a réalisé uniquement des épreuves d'intensité (40 épreuves également pour chaque couple de vins) ; le troisième groupe (48 sujets) a réalisé les deux types d'épreuves : 20 épreuves de préférence puis 20 épreuves d'intensité pour chaque couple de vins. Les résultats montrent une supériorité de l'épreuve de préférence quand on compare les résultats des deux premiers groupes mais non quand on analyse les résultats obtenus avec le troisième groupe. Il est possible que les instructions données aux sujets expliquent le désaccord partiel entre l'hypothèse initiale et les résultats obtenus. En effet, dans les épreuves d'intensité, les instructions demandaient aux sujets, au début de la séance, de choisir un critère d'évaluation et de le conserver tout au long des épreuves ; ces instructions ont conduit probablement les sujets à adopter une stratégie identique pour toutes les épreuves et à suspecter que toutes les paires présentées étaient identiques, donc à les placer dans une position stable et confortable. En revanche, dans les épreuves de préférence, les instructions ne demandaient pas aux sujets, en début de séance, de choisir un critère de préférence, de sorte que les sujets ont pu changer de critère de préférence tout au long de la séance et qu'ils ont été ainsi placés, probablement, dans une situation moins confortable pour réaliser les épreuves.

ABSTRACT

Liking is a spontaneous and daily activity, so we could suspect assessors are more efficient when using a preference criterion rather than an intensity criterion. To valid this assumption, we compared a series of paired-preference tests with a series of paired-intensity tests. In the present experiment, two pairs of wines (Chardonnay vintage) have been smelled (orthonasal way) by three groups of assessors. The first group (24 assessors) performed 40 paired preference tests, the second one (24 assessors) performed 40 paired intensity tests and the third one (48 assessors) performed successively 20 paired preference tests and 20 paired intensity tests with each pair of wines. In each session, assessors evaluated only one pair of wines. Results showed a superiority of preference tests when we compared the first group with the second group, but not when we analyzed the data of the third group. This disagreement might result from the instructions given to the assessors. For paired intensity tests, assessors were asked to determine the sensory characteristic which possibly differentiated the two wines and to use it all along the session, thus they could follow the same strategy during the whole session and, perhaps also, guess that the two samples were always the same. On the other hand, for paired preference tests, the instructions did not indicate that the preference criterion had to be the same for all the pairs of wines and the assessors might have changed their strategy during the session.

AUTEUR(S)
F. SAUVAGEOT, G. RABIER

MOTS-CLÉS
comparaison par paire, préférence, intensité.

KEYWORDS
paired comparison test, preference test, intensity test.

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

 PRIX
• Abonné (hors accès direct) : 34.95 €
• Non abonné : 34.95 €
|
|
--> Tous les articles sont dans un format PDF protégé par tatouage 
   
ACCÉDER A L'ARTICLE COMPLET  (235 Ko)



Mot de passe oublié ?

ABONNEZ-VOUS !

CONTACTS
Comité de
rédaction
Conditions
générales de vente

 English version >> 
Lavoisier