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Sciences des Aliments

0240-8813
parution suspendue
An international journal of food science and technology
 

 ARTICLE VOL 29/3-4 - 2010  - pp.137-142  - doi:10.3166/sda.29.137-142
TITRE
Le vin et la bière ont-ils des effets positifs sur la santé ?

RÉSUMÉ

Depuis une trentaine d’années, une littérature médicale abondante se plaît à décrire les effets bénéfiques pour la santé d’une consommation modérée et régulière de boissons alcoolisées de quelque nature que ce soit. Des études épidémiologiques nombreuses et concordantes – écologiques, transversales ou de cohorte – ont établi une relation favorable entre la mortalité globale et la consommation d’alcool selon une courbe en J qui s’appuie principalement sur une protection coronarienne selon une courbe en U. Seule manque au dossier, une bien improbable étude d’intervention pour convaincre de l’existence d’une relation de cause à effet.

Les effets bénéfiques potentiels de l’alcool ne font pas oublier l’autre dimension médicale de l’alcool dominée par une toxicité aiguë et chronique assortie de dépendance à tel point que l’alcool est considéré comme une drogue. Son usage excessif est sanctionné immédiatement par des troubles du comportement entraînant un risque majeur pour l’intéressé et son entourage. L’intoxication alcoolique chronique est responsable d’une morbi-mortalité d’expression différée et d’une désinsertion socioprofessionnelle.

Objet tout à la fois d’interdits et d’intégration sociale, agent tout à la fois pathogène et de protection, l’alcool et ses multiples risques restent au centre d’une polémique qui n’est pas prête de s’éteindre dans la mesure où la pharmacodépendance et la psycho-dépendance naissent en théorie de la rencontre d’un individu avec l’alcool. Cette conception simpliste mais réaliste aboutit à prôner l’interdit dans une société dont l’une des valeurs majeures est la tolérance et où le vin reste porteur de valeurs eucharistiques. Et ce, à un moment où le niveau de preuve semble suffisant pour admettre que la consommation de 1 à 3 verres d’une boisson alcoolisée chaque jour est associée à une moindre mortalité globale par rapport aux abstinents ! Ambiguïté, paradoxe et controverses sont le lot de la vision médicale de la consommation des boissons alcoolisées en ces temps modernes. Existe-t-il un bien boire comme il existe un bien manger ou faut-il se cantonner aux recommandations nutritionnelles usuelles qui stipulent explicitement que l’eau est la seule boisson nécessaire ?



AUTEUR(S)
J.L. SCHLIENGER

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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