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Sciences des Aliments

0240-8813
parution suspendue
An international journal of food science and technology
 

 ARTICLE VOL 28/1-2 - 2008  - pp.53-67  - doi:10.3166/sda.28.53-67
TITRE
Acides gras et maladies cardiovasculaires

TITLE
Fatty acids and cardiovascular diseases

RÉSUMÉ

Après une longue période d'ignorance, puis une période au cours de laquelle les lipides ont été considérés comme négatifs, les acides gras ont été classés en bons ou mauvais en fonction de leur degré d'insaturation, voire en fonction de leur origine animale ou végétale. Aujourd'hui il apparaît que leurs effets sont complexes en fonction de leur dose, de leurs interactions entre eux et plus encore de leur nature biochimique précise. Si l'excès d'acides gras saturés paraît déletère, des apports à dose nutritionnelle ne le sont pas, et les effets des acides gras saturés sont très variables selon leur nature et donc selon les acides gras saturés. Les acides gras monoinsaturés continuent à bénéficier de la neutralité mais leur bénéfice pourrait être davantage attribué à l'environnement chimique de l'aliment source (huile d'olive) ou au mode alimentaire global associé (régime méditerranéen). La controverse est forte en ce qui concerne les acides gras polyinsaturés oméga 6 : certes ils abaissent, de même que les acides gras monoinsaturés, le cholestérol LDL, mais des apports trop élevés ne semblent pas associés à un bénéfice cardiovasculaire surtout si l'apport en acides gras oméga 3 est bas. Les acides gras oméga 3, tant l'acide alpha-linolénique que les AGPI à longue chaîne, exercent des effets protecteurs cardiovasculaires, par des mécanismes multiples ne passant pas par les lipoprotéines. Enfin une brève mise au point concerne les graisses laitières et leur impact cardiovasculaire, loin d'être négatif à dose modérée.



ABSTRACT

After a long dark period, then a period with a negative view upon fats, fatty acids were classified into good or bad according to their unsaturation degree, or their animal or vegetal origin. Today it seems that their effects are complex according to their amount, the interactions within them, and mainly their biochemical formula. If a saturated fatty acid excess is deleterious, intakes at nutritional dosage are not bad and their effects are variable with their accurate type. Classically monounsaturated fatty acids are neutral but that could be due to the chemical compounds associated in foods such as olive oil or to the global dietary pattern such as the mediterranean diet. There is a strong controversy about omega 6 polyunsaturated fatty acids ; they decrease LDL cholesterol as monounsaturated fatty acids but excessive intake do not seem to be associated with a protective cardiovascular effect mainly if omega 3 polyunsaturated fatty acids are low simultaneously. The omega 3 fatty acids, alpha-linolenic acid and long chain polyunsaturated fatty acids, exert protective effects via pleiotropic mechanisms independent from lipoproteins. Finally a short focus is made on cow's milk fats and their cardiovascular impact, far from bad when intake is moderate.



AUTEUR(S)
J.-M. LECERF

MOTS-CLÉS
acides gras, acides gras saturés, acides gras insaturés, acides gras oméga 3, risque cardiovasculaire, maladie coronarienne, athérosclérose, graisses laitières.

KEYWORDS
fatty acids, saturated fatty acids, unsaturated fatty acids, omega 3 fatty acids, cardiovascular risk, coronary heart disease, cow-milk fats.

CITATIONS
sda.revuesonline.com/revues/3/citation/12108.html

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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